Tout de noir vêtu
S’il y a une certitude à propos de notre vie, c’est qu’un jour elle prendra fin. Pourtant, accepter la mort, la nôtre et celle de nos proches, exige de traverser une période très douloureuse.
Il est normal au décès d’un être cher de ressentir des inconforts tant psychologiques que physiques : tristesse, anxiété, insomnie, perte d’appétit, oppression, essoufflement et même impression de voir ou d’entendre la personne décédée. On retrouve également :
- manque de motivation
- détachement face à la vie
- amertume
- sentiment que l’existence est dépourvue de sens sans la personne décédée
- difficulté à accepter la mort et à faire confiance
Le deuil peut perturber grandement le quotidien, surtout les premières semaines. Toutefois, dans la grande majorité des cas, cette souffrance s’amenuise avec le temps et est résorbée au bout de 6 à 12 mois. Avant d’accepter la mort, il est normal de traverser des étapes qui oscillent entre déni, colère, marchandage et dépression. Puis, une fois la tristesse résolue, la vie reprend son cours habituel.
Pour d’autres, malheureusement, le deuil est plus difficile. Cela arrive particulièrement chez les gens prédisposés ou qui voient disparaître un proche soudainement, vivent d’autres stress importants dans la même période ou qui perdent un enfant ou quelqu’un avec qui elles étaient très liées. Dans ces cas, les symptômes sont plus intenses et plus prolongés.
Lors d’un deuil, il ne faut pas hésiter à chercher un soutien moral auprès de ses amis et de sa famille pour exprimer ses émotions. L’aide d’un psychothérapeute qualifié ou d’un médecin peut aussi s’avérer bénéfique pour tenter de donner un sens au décès de la personne aimée.
À votre santé et à la semaine prochaine !
Alexandre Chouinard md
*Les « Granules médicales » ne remplacent pas l’avis de votre médecin. En cas de doute, consultez.
ISSN 1916-2979
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