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Photo : Alexandre Chouinard.

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Le droit de savoir Imprimer

Dire ou ne pas dire

Apprendre une mauvaise nouvelle, c’est toujours difficile. C’est un réflexe naturel que de vouloir éviter ce genre de coup dur à ceux qu’on aime. Ce n’est donc pas étonnant que plusieurs familles demandent qu’on cache à leurs parents âgés la gravité de leur état lorsqu’il est inquiétant.

-          SVP, ne lui dites pas qu’il a un cancer. Cela le rendrait trop nerveux...

C'est vrai qu’il faut éviter d’angoisser les gens inutilement. Par contre, il est du devoir du médecin de dire à son patient, s’il le désire, l’information qui le concerne et de le conseiller au sujet de sa santé. C'est lui le principal intéressé.

De toute façon, un patient atteint d’un cancer incurable sent bien qu’il est malade. Si on ne lui dit pas la vérité, il percevra que son entourage a une attitude différente avec lui. Il saura probablement rapidement qu’on lui cache quelque chose, ce qui pourra le rendre encore plus angoissé ou en colère. Et avec raison. On le prive de la possibilité de se préparer à ce qui l’attend et de prendre des décisions importantes.

-          Qu’est-ce que vous pensez que vous avez?

ou

-          Voulez-vous que je vous explique ce qui se passe dans votre corps?

Ce genre de questions permettent de connaître ce que sait, ou veut savoir une personne. Si elle nous répond qu’elle veut qu’on ne lui dise rien, le médecin respectera cette volonté. Par contre, si la personne démontre un intérêt, comme c’est souvent le cas, cela ouvre la porte pour qu’elle et sa famille puissent cheminer ensemble à travers l’épreuve qui s’impose à eux.

À votre santé et à la semaine prochaine !

Alexandre Chouinard md

*les « Granules médicales » ne remplacent pas l’avis de votre médecin. En cas de doute, consultez.

ISSN 1916-2979

Catégories : Éthique
Mise à jour le Vendredi, 14 Août 2009 11:11