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Photo : Alexandre Chouinard.

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Dernier recours


Le travail dans un service de soins est exigeant. Les préposés et les infirmières ont beaucoup de gens sous leur responsabilité et n’ont accès qu’à des ressources limitées. Dans ce contexte, les patients avec des troubles cognitifs, un risque de chute, ou de l’agitation, représentent un défi important.

Pour essayer de diminuer le danger d’accident, les contentions sont parfois utilisées (on attache la personne). Cependant, dans les faits, les études ont démontré qu’elles ont des conséquences très négatives. Les patients immobilisés deviennent souvent plus agressifs et, en tentant de s’échapper, sont beaucoup plus à risque de blessures graves et même de mourir. À cela se rajoute l’humiliation, l’isolement, la déshydratation et la perte de la force musculaire.

Les contentions sont donc un dernier recours, en présence de danger imminent, et pour une courte période de temps. Le patient attaché doit être visité très régulièrement pour le faire bouger, lui offrir à boire et aller à la toilette.

Pour éviter les contentions, les médecins, le personnel soignant, l’administration de l’établissement et la famille doivent collaborer pour trouver d’autres solutions. Par exemple:

• Assurer la présence d’un proche au chevet
• Installer la personne à proximité du poste des infirmières
• Utiliser un détecteur de mouvement (sonne lorsque le patient tente de se lever)
• Retirer tout ce qui peut être dangereux dans sa chambre
• Enlever sondes et cathéters dès qu’ils ne sont plus essentiels

Et surtout, il faut accepter de vivre avec le risque que le patient puisse tomber et se blesser, parce que, globalement le danger est encore plus grand avec l’utilisation des contentions.

À votre santé et à la semaine prochaine !

Alexandre Chouinard md

*Les « Granules médicales »
ne remplacent pas l’avis de votre médecin.
En cas de doute, consultez.

ISSN 1916-2979

Références :
1. André Doiron, Comment survivre à son hospitalisation ? Le Médecin du Québec, volume 44, numéro 1, janvier 2009.
2. Michel T. Giroux, Pour une approche bienfaisante de la contention la communication, la logique et l’imagination, Le Médecin du Québec, volume 40, numéro 1, janvier 2005.

 

Mise à jour le Samedi, 30 Janvier 2010 09:04