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Photo : Catherine Trempe-Masson.

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Parler au nom d’une personne inapte Imprimer

Porte-parole

Vous aurez peut-être un jour à parler à la place d’un proche incapable de le faire pour exprimer des choix importants au sujet de sa santé. Par exemple dans le cas d’un coma, d’un AVC ou d’une démence. En plus de vivre le deuil que cela peut être d’avoir un parent dans une telle situation, vous aurez aussi le défi de prendre les meilleures décisions possible.

Idéalement, la personne concernée aura clairement désigné un mandataire en cas d’inaptitude et lui aura donné des consignes claires sur ses volontés, comme dans un testament de vie. Cela vous simplifiera alors grandement la tâche.

Trop souvent, malheureusement, les gens ne laissent pas de directives en cas de problèmes de santé majeurs. Vous devrez d’abord, entre les proches, déterminer comment vous y prendre : nommer un représentant ou obtenir un consensus parmi les membres de la famille?

Dans tous les cas, vous devez arriver à décider en tenant compte de l’intérêt fondamental du malade, et en respectant autant que possible ce qui aurait été ses choix à lui, selon vous, s’il pouvait encore s’exprimer.

Une difficulté supplémentaire se rajoute parfois. Quand devient-on inapte? Dans le cas d’un coma, la situation est claire. Mais dans le cas d’une démence qui s’installe progressivement, c’est plus difficile.

Quelques questions peuvent vous aider à clarifier la situation. La personne est-elle capable de:

- communiquer ses choix?
- comprendre d’information qu’on lui donne?
- comprendre le contexte actuel et ses conséquences?
- peser le pour et le contre de différentes options?

Un médecin peut vous seconder dans ce processus délicat.

À votre santé et à la semaine prochaine !

Toutes les granules au www.granulesmedicales.ca

Alexandre Chouinard md
médecin de famille

*Les « Granules médicales »
ne remplacent pas l’avis de votre médecin.
En cas de doute, consultez.

ISSN 1916-2979

Références :
-Marcel Arcand, La personne âgée prévoyante se préparer à l’incapacité et à la fin de vie, Le Médecin du Québec, volume 36, numéro 8, août 2001.
- Curbside Consultation, Is This Patient Really Incompetent? Am Fam Physician.2005 Jan 1;71(1):198-199.- AppelBaum Paul, Assesing patient’s capacities to consent to treatment, 22 dec 1988, NEJM.
- Hubert Marcoux et François Goulet, La relation médecin-patient quand la famille s’en mêle, Le Médecin du Québec, volume 45, numéro 2, février 2010.

Mise à jour le Dimanche, 11 Décembre 2011 12:27