| Jargon médical |
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Bonne nouvelle, c’est négatif !Durant sa formation, un des défis que le médecin doit relever est la maîtrise du jargon médical. C’est un pré-requis autant pour comprendre ses livres que pour communiquer avec ses collègues. L’utilisation de mots précis pour désigner les symptômes ou les traitements est essentielle pour que les travailleurs de la santé puissent collaborer efficacement. La langage médical doit devenir une deuxième nature. Un autre défi pour le médecin est d’adapter son langage à ses patients et de comprendre comment ils décrivent leurs symptômes. Quand un Madelinot affirme qu’il lui prend souvent des « bouillards d’endormitoire », le médecin doit pouvoir traduire par « somnolences subites ». Malheureusement, à force d’utiliser le jargon médical entre eux, les médecins glissent parfois par réflexe des expressions incompréhensibles pour leurs patients lorsqu’ils s’adressent à eux. Ainsi, quand un médecin annonce à un patient que « le test de dépistage pour le cancer est négatif », c’est effectivement une bonne nouvelle puisque, dans le jargon médical, le résultat d’un test est négatif quand il démontre l’absence de ce qu’on cherchait. Que le test soit « négatif » veut donc dire, dans cet exemple, qu’il y a « absence de cancer » et non pas que c’est une mauvaise nouvelle. De la même manière, un test de grossesse est négatif lorsqu’il n’y a pas de grossesse, peu importe que cela soit une bonne nouvelle ou non. Si vous ne comprenez pas un médecin, demandez-lui de vous expliquer sa pensée dans d’autres mots. De la même manière, les médecins peuvent à l’occasion vous prier d’expliquer une de vos expressions qu’ils n’ont pas comprise. À votre santé et à la semaine prochaine ! Alexandre Chouinard md *Les « Granules médicales » ne remplacent pas l’avis de votre médecin. En cas de doute, consultez. ISSN 1916-2979 |
| Mise à jour le Vendredi, 14 Août 2009 15:01 |