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Photo : Catherine Trempe-Masson.

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Le syndrome post-traumatique Imprimer

Nager en plein cauchemar

Naufrages, guerres, incendies… Si le sort des victimes de catastrophes est consternant, le destin des survivants est parfois très difficile. Par exemple, jusqu'à un tiers des témoins d’évènements traumatisants souffrent d’un syndrome post-traumatique, avec son lot de peur, d’impuissance et d’horreur.

Il est normal, après un drame comme un accident de la route ou un viol, de traverser une période éprouvante avec de l’anxiété, de l’insomnie et de la tristesse. Toutefois, si les symptômes et l’incapacité à reprendre ses activités habituelles persistent au-delà d’un mois, il peut s’agir d’un syndrome post-traumatique.

Ce syndrome est caractérisé par 3 types de manifestations. Il y a d’abord l’impression de revivre les évènements de façon persistante et angoissante, sous forme de rêves, de flashbacks ou d’images. Puis, la personne s’efforce d’éviter ce qui a un lien avec la tragédie : pensées, sentiments, souvenirs, lieux. Elle peut aussi avoir la perception de ne plus avoir ni émotions, ni avenir. Finalement, l’individu atteint sent une agitation qui peut se traduire par de l’insomnie, des crises de colère, de l’irritabilité, des sursauts exagérés ou des difficultés de concentration.

Par ailleurs, celui qui vit un syndrome post-traumatique est à risque de faire une dépression, de l’anxiété, d’avoir des problèmes de consommation d’alcool ou de drogue, ou même de tenter de se suicider.

Ce syndrome dure en moyenne 5 ans chez ceux qui n’ont pas d’aide. Heureusement, le traitement rapide allège beaucoup les souffrances, tant en durée qu’en intensité. Si vous avez survécu à une tragédie et que votre vie est devenue un cauchemar, parlez-en à un professionnel de la santé.

À votre santé et à la semaine prochaine !

Alexandre Chouinard md

*Les « Granules médicales » ne remplacent pas l’avis de votre médecin. En cas de doute, consultez.

ISSN 1916-2979

Mise à jour le Vendredi, 14 Août 2009 16:29