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Photo : Catherine Trempe-Masson.

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Le suicide Imprimer

Parlez-en !

Chaque jour dans le monde, le nombre de suicides est égal au nombre de vies perdues le 11 septembre 2001. Ici, au Québec, plus d’une personne sur dix a déjà envisagé de mettre fin à ses jours.

Le suicide n’est pas une maladie. C’est un acte commis par une personne vivant une grande souffrance psychologique. La personne qui ne voit plus d’autre solution que le suicide se trouve au pied du mur. Elle ne possède pas assez de recul pour réaliser qu’elle pourrait le contourner. De notre côté, nous pouvons l’aider à trouver son chemin.

Il est rare qu’un suicide se fasse sur un coup de tête. Il s’agit généralement d’un acte planifié depuis un certain temps. Dans la majorité des cas, la personne lance des messages, des appels à l’aide plus ou moins clairs avant de passer aux actes.

Une personne qui a des idées suicidaires peut tenir des propos tels que « Je veux en finir » ou « Vous seriez mieux sans moi. » Elle peut avoir un comportement qui ne lui ressemble pas, s’isoler ou faire le don d’objets qui lui sont chers.

Si l'on croit qu'une personne est à risque de se suicider, faisons-lui part directement de nos inquiétudes pour elle. Cela ne lui donnera pas l’idée de se suicider, mais lui montrera notre ouverture à aborder sa souffrance. Si elle nous confie qu’elle pense au suicide, il faut chercher à savoir si elle a décidé comment, où et quand elle compte passer à l'acte. Plus le plan est précis, plus on se doit d'être énergique et rapide dans l'aide offerte. Encourageons-la à chercher du support**. Si le risque est élevé, accompagnons-la à l’urgence.

Et si c’est vous qui pensez au suicide, demandez de l’aide !

Parce qu’« être triste à mourir » devrait rester une façon de parler.

Caroline Grégoire, étudiante en médecine

Alexandre Chouinard, md

*Les « Granules médicales » ne remplacent pas l’avis de votre médecin. En cas de doute, consultez.

ISSN 1916-2979

Mise à jour le Vendredi, 14 Août 2009 13:14